Le routage est un sujet à part entière auquel il faut consacrer beaucoup de temps pour avoir une bonne compréhension des échanges entre plusieurs réseaux. L'objectif de cette section est limité à l'observation des routes connues de l'interface de l'hôte et à la détection de pannes.
La commande route, tout comme ifconfig sert à la fois à connaître l'état de la table de routage de l'hôte et à configurer de nouvelles routes au besoin.
Cette commande n'a rien à voir avec le routage dynamique qui fonctionne sur un routeur. Elle ne sert qu'à poser des routes statiques entre interfaces.
# route -n Kernel IP routing table Destination Gateway Genmask FlagsMetric Ref Use Iface
192.168.1.0 0.0.0.0 255.255.255.0 U 0 0 0 eth0 0.0.0.0 192.168.1.1 0.0.0.0 UG 0 0 0 eth0
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Indicateurs d'état :
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On retrouve les deux interfaces : |
Pour obtenir la syntaxe de toutes les options disponibles, il faut accéder aux pages de manuels Unix :
via la console avec la commande man
route.
via l'interface graphique avec le centre d'aide KDE : → → .
traceroute renvoie les informations sur la route suivie pour atteindre un hôte. Le résultat obtenu donne la liste des routeurs traversés.
# traceroute www.nic.fr traceroute to rigolo.nic.fr (192.134.4.20), 30 hops max, 38 byte packets 1 toulouse-50-254-gw.dial.proxad.net (212.27.50.254) 24.806 ms 21.489 ms 21.530 ms 2 paris11-2-p1.routers.proxad.net (212.27.32.225) 43.597 ms 33.325 ms 33.270 ms 3 paris11-1-p1.routers.proxad.net (212.27.32.226) 149.188 ms 129.723 ms 147.430 ms 4 sfinx.routers.proxad.net (212.27.32.167) 126.530 ms 138.881 ms 126.858 ms 5 ri-renater.gix-paris.ft.net (194.68.129.34) 107.966 ms 132.974 ms 135.544 ms 6 nio-i.cssi.renater.fr (193.51.206.57) 144.283 ms 122.517 ms 127.308 ms 7 193.51.206.146 (193.51.206.146) 132.595 ms 145.998 ms 148.399 ms 8 stlambert1.rerif.ft.net (193.48.53.102) 124.040 ms 260.685 ms 108.853 ms 9 inria-rocquencourt-atm.rerif.ft.net (193.48.53.226) 38.604 ms 167.956 ms 143.657 ms 10 rocq-gw.inria.fr (192.93.122.2) 151.084 ms 96.052 ms 100.700 ms 11 nic-gw.inria.fr (192.93.1.112) 126.699 ms 153.840 ms * 12 rigolo.nic.fr (192.134.4.20) 155.644 ms 150.290 ms 191.674 ms
Dans l'exemple ci-dessus, l'hôte recherché a été trouvé. En cas de défaut, cette commande est très utile pour repérer le routeur sur lequel se situe le problème d'interconnexion.
Les tests ICMP effectués avec la commande ping ne permettent pas de localiser le point de rupture de la communication entre deux hôtes distants. La commande traceroute identifie tous les équipements d'interconnexion réseau traversés.
Le principe de ce tracé de route est le suivant :
Emettre un premier message avec la valeur 1 dans le champ TTL de l'en-tête IP.
L'équipement d'interconnexion qui reçoit ce message décrémente la valeur du champ TTL de l'en-tête IP et obtient 0. Il jette donc le message et émet un message ICMP à destination de l'émetteur indiquant qu'il est impossible d'atteindre la destination.
Emettre un second message avec la valeur 2 dans le champ TTL de l'en-tête IP.
Cette fois-ci, c'est le second équipement d'interconnexion qui décrémentera la valeur pour obtenir 0. Ce sera donc à ce second équipement d'émettre un message ICMP à destination de l'émetteur.
Ainsi de suite avec les valeurs 3, 4, etc. pour le champ TTL de de l'en-tête IP.
Pour obtenir la syntaxe de toutes les options disponibles, il faut accéder aux pages de manuels Unix :
via la console avec la commande man
traceroute.
via l'interface graphique avec le centre d'aide KDE : → → .
L'utilisation de la commande traceroute est de plus en plus limitée par les divers systèmes de filtrage réseau et pour contrer les outils automatisés de relevé de topologie réseau à distance.
La façon la plus immédiate de bloquer la commande traceroute consiste à bloquer en entrée d'un périmètre les ports UDP de la plage 33434 à 33600.
Pour autant, la fonction traceroute est très utile pour qualifier la validité d'une communication. Il existe une autre commande : tcptraceroute permettant de fixer les numéros des ports source et destination.
# tcptraceroute -p 2048 www.nic.fr 80 Selected device eth0, address 172.16.80.20, port 2048 for outgoing packets Tracing the path to www.nic.fr (192.134.4.20) on TCP port 80, 30 hops max <snip/> 7 toulouse-g3-1.cssi.renater.fr (193.51.181.178) 88.885 ms 2.527 ms 1.696 ms 8 bordeaux-pos2-0.cssi.renater.fr (193.51.180.13) 7.959 ms 5.545 ms 7.555 ms 9 poitiers-pos1-0.cssi.renater.fr (193.51.179.253) 9.925 ms 7.757 ms 6.930 ms 10 nri-a-pos5-0.cssi.renater.fr (193.51.179.17) 96.894 ms 14.590 ms 25.314 ms 11 afnic-g0-2.cssi.renater.fr (193.51.180.186) 96.357 ms 13.990 ms 13.434 ms 12 acces-afnic.cssi.renater.fr (193.51.182.45) 96.489 ms 14.925 ms 13.018 ms 13 rigolo.nic.fr (192.134.4.20) [open] 96.946 ms 14.112 ms 12.452 ms
Il existe quantité d'outils qui permettent d'avancer plus loin dans une utilisation plus subtile des valeurs du champ TTL de l'en-tête IP. Une technique appellée firewalking a connu son heure de gloire en 2003. De nos jours, les pare-feux et les serveurs mandataires (proxy) manipulent ces valeurs de façon à masquer le nombre réel de sauts pour atteindre les hôtes d'une infrastructure.
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